Témoignages CLIENTS
Marie – Retrouver la stabilité après des années de vulnérabilité
Programme Transition
Lorsque je suis arrivée au programme Transition, je vivais avec plusieurs défis importants. J’avais reçu un diagnostic de schizophrénie à un jeune âge et je faisais également face à des enjeux de dépendance, à une grande instabilité résidentielle et à une situation de travail du sexe. J’avais beaucoup de difficulté à gérer mes émotions et mes comportements explosifs avaient contribué à plusieurs échecs de maintien en logement. Grâce à l’accompagnement intensif offert par le programme Transition, au soutien de la psychothérapeute, de l’équipe d’intervention et à la collaboration avec l’Hôpital Général de Hawkesbury pour mon sevrage, j’ai pu entreprendre un important processus de rétablissement.
Pendant mon séjour, je me suis activement impliquée dans mon plan d’intervention. J’ai obtenu une source de revenu stable, complété mes démarches pour trouver un logement et développé des stratégies qui m’aident encore aujourd’hui à mieux gérer ma santé mentale et ma consommation.
Aujourd’hui, je vis dans mon propre logement. Je poursuis mon cheminement avec davantage de stabilité et d’autonomie, mais surtout avec un nouvel espoir pour l’avenir.
Sophie – Développer ma confiance et mon autonomie
Programme Transition
Lorsque je suis arrivée au programme Transition, je vivais avec une déficience intellectuelle légère et un lourd historique de traumatismes et d’agressions sexuelles. Les difficultés relationnelles liées à ces expériences rendaient très difficile mon maintien dans des milieux de vie communautaires. À mon arrivée, j’évitais tout contact avec les hommes. Je n’étais même pas capable de soutenir leur regard. Grâce à l’environnement sécuritaire offert par le programme et à la relation thérapeutique que j’ai progressivement développée avec le psychothérapeute, j’ai réussi à bâtir un lien de confiance positif avec une figure masculine.
Au fil de mon séjour, j’ai travaillé sur la gestion de ma colère et développé mes habiletés relationnelles. J’ai aussi créé mes premières relations d’amitié significatives, ce qui représentait une étape très importante pour moi.
Tous ces efforts m’ont permis d’obtenir une place dans un logement indépendant avec un soutien adapté aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle.
Pour moi, cette étape représente beaucoup plus qu’un nouveau logement : c’est une étape importante vers une vie où je me sens plus autonome et plus en confiance.
Nadia – Reprendre le contrôle de ma vie et bâtir un nouveau départ
Hébergement d’urgence
Lorsque je suis arrivée au service d’hébergement, je vivais une situation de violence conjugale de la part de mon partenaire. Comme je suis immigrante et mère de plusieurs enfants, je me suis retrouvée sans ressources financières et sans réseau de soutien, dans une situation de grande vulnérabilité. À mon arrivée, mes enfants et moi avons enfin pu bénéficier d’un environnement sécuritaire et stable. Mes enfants ont rapidement été inscrits à l’école de la région, ce qui nous a permis de retrouver progressivement une routine et un certain sentiment de stabilité.
Grâce à l’accompagnement offert par le programme d’appui au logement et à la stabilité, j’ai été soutenue dans plusieurs démarches importantes. J’ai notamment reçu de l’aide pour les démarches liées à mon statut d’immigration, à mon processus de divorce et à l’accès à des services juridiques.
L’un de mes enfants a également obtenu un emploi à temps partiel, ce qui a contribué à développer son autonomie et à renforcer notre sentiment d’avancer ensemble.
Tout au long de mon parcours, j’ai pu me sentir en sécurité, accompagnée et soutenue. J’ai enfin pu commencer à reconstruire ma vie et celle de mes enfants.
Aujourd’hui, mes enfants et moi sommes établis dans la région que j’ai choisie. Je continue de recevoir des services spécialisés adaptés à ma situation familiale et je poursuis mon cheminement vers une vie plus stable, sécuritaire et autonome.
Louise – Retrouver ma voix et transformer mes relations
Services externes
En tant que femme aînée vivant une situation de violence, j’ai vécu des défis particuliers, notamment parce que ma relation de couple était établie depuis de nombreuses années. J’ai eu accès aux services externes d’Interlude, où j’ai pu rencontrer individuellement une intervenante et commencer un véritable cheminement.
Au fil de nos rencontres, j’ai progressivement repris confiance en moi. Je me suis sentie suffisamment en sécurité pour parler davantage de ma réalité. Cet accompagnement m’a permis de valider mes émotions, de mieux comprendre certaines dynamiques relationnelles et de reconnaître des comportements qui n’étaient pas sains dans mon couple.
Comme je vivais toujours avec mon conjoint, je choisissais parfois de partager à la maison certains des apprentissages et des outils abordés lors de mes rencontres. Ces échanges nous ont amenés à prendre conscience de certains comportements de violence et de leurs impacts.
Mon conjoint a lui aussi été exposé à de nouvelles façons de comprendre nos interactions et a commencé à réfléchir à certains de ses comportements et aux changements qui étaient nécessaires.
Aujourd’hui, je comprends beaucoup mieux ma situation. Je me sens davantage outillée pour reconnaître mes besoins et les exprimer. Je poursuis mon cheminement avec une plus grande confiance en moi et en mes propres perceptions.
Camille – Retrouver l’espoir et me reconstruire
Programme Transition
« […] le lendemain de mon rendez-vous, je suis entrée dans le bureau les yeux remplis de larmes et complètement désespérée. J’avais l’impression d’être à bout de forces lorsque j’ai dit à mon intervenante que je n’en pouvais tout simplement plus.Interlude était là pour moi. Pendant ce rendez-vous, nous avons commencé à organiser mon entrée au programme Transition. Je suis ensuite retournée chez moi pour préparer quelques sacs et transmettre un message à mon ancien conjoint : « Je pars. »
Ces quelques mots ont été le début d’un avenir plus lumineux pour moi.
Au moment de mon admission au programme Transition, j’essayais de croire que mes enfants avaient besoin que j’aille mieux et que je méritais d’exister. J’avais peur de sortir de ma chambre. Je n’arrivais pas à faire des appels téléphoniques. Je faisais un usage abusif de médicaments sur ordonnance et je m’automutilais régulièrement. Chaque jour, je portais ma honte comme un poids énorme dont je n’arrivais pas à me débarrasser.
Tout cela a commencé à changer pendant mon séjour à Interlude.
Quelques semaines seulement après mon admission, j’ai vécu un grave épisode d’automutilation. J’étais convaincue que je serais expulsée du programme parce que je m’étais fait du mal. J’avais appris, à travers mes expériences passées, que mes difficultés étaient une faute et que le fait d’exister faisait de moi un fardeau.
Mais la façon dont l’équipe m’a accueillie pendant cette crise a été déterminante dans mon rétablissement.
J’ai été sincèrement surprise d’entendre que je n’étais pas punie et que le soutien qu’on m’offrait n’était pas conditionnel. Au lieu de me faire honte parce que je vivais une période difficile, on m’a accueillie avec compassion et bienveillance. J’ai été entourée de soutien et encouragée à continuer d’avancer.
Peu à peu, j’ai commencé à croire qu’il était possible de vivre mes émotions en sécurité. En déposant progressivement ma honte, j’ai fait de la place pour de nouvelles expériences qui m’ont permis de retrouver le chemin du rétablissement.
Peu après cet épisode d’automutilation, j’ai remis à l’équipe les médicaments sur ordonnance qu’il me restait et qui représentaient un problème pour moi. J’apprenais à faire confiance à des personnes qui voulaient réellement mon bien, sans conditions cachées.
Même lorsque c’était difficile, angoissant, épuisant ou déroutant, j’ai continué à me présenter et à faire le travail : psychothérapie, ateliers, rencontres de résidentes et établissement d’objectifs.
Ma douleur n’était plus utilisée contre moi. Je pouvais enfin la comprendre et la transformer.
Sans le soutien des intervenantes et intervenants d’Interlude et les possibilités qui m’ont été offertes par le programme Transition, je crois sincèrement que mes enfants auraient pu se retrouver sans leur mère.
Je n’oublierai jamais la première nuit de mon admission. Pour la première fois de ma vie, j’ai eu l’impression de pouvoir enfin respirer, comme si j’avais retenu mon souffle pendant toute une vie en attendant simplement de trouver un endroit où je pouvais me sentir en sécurité.
Ce programme m’a redonné vie, et j’en serai éternellement reconnaissante. »